N E X T E X I T

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26 juillet 2007

Tout est si éphémère

Posté par Pincettes à 21:43 - N.e.x.t. - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 juillet 2007

Je suis beau, jeune et breton, je sens la pluie, l'océan et les crêpes au citron

Sinon, je voudrai être une chanson de Alain Souchon.

C'est bien Souchon.

C'est frais. C'est léger. C'est pop. Ca parle d'amour. Ca parle de rupture. Ca parle de Jane et Serge. Ca parle de la vie des français. Une chanson de Souchon, c'est très français, voire parfois trop. Mais j'ai tendance à croire que je suis moi aussi vachement française. D'abord parce que je n'aime pas l'anglais. Que je m'en fous en plus de l'anglais. Que dans une chanson, anglaise, française ou chinoise, voire pakistanaise, j'écoute au premier abord la musique, le rythme et si ensuite je peux y comprendre quelque chose, je m'y attarde, sinon je passe à la plage suivante (le sable entre les pieds).

Je suis une chanson.

Je m'écris en paroles.

Sinon aussi, j'aimerai bien être un film de Christophe Honoré.

C'est bien Honoré.

Les titres de ses films sont beaux. 17 fois Cécile Cassard. Moi j'aimerai bien être au moins une fois moi, tout d'abord, et ensuite me multiplier. J'aimerai bien être brune comme Clothilde Hesme aussi. Puis je veux bien chanter avec une voix de crécelle comme Joanna Preiss Dans Paris. Ou alors visiter la capitale avec Léo, tout contre lui. Avoir une putain de vraie vie dramatique, en faire un film, ou une chanson, ou les deux. Etre breton, gay, parisien, sidéen, beau, avoir des parents insupportables, avoir une ribambelle de frères, m'asseoir sur un banc et voir Louis Garrel courir en remontant sa braguette.

Je suis un film.

Je fais de ma vie un film. L'unique actrice. Les seconds rôles ne sont pas pour moi.

J'ai un égo surdimensionné et j'aime ça.

Je suis une vraie salope qui s'amuse à faire du mal, appuyer là avec le petit doigt dans la cicatrice à peine résorbée.

Tu m'aimes encore après cette déclaration ?

Maso.

Et sinon, je suis une fille.

J'achète des jupes, des robes, non pire ! Je me les fais offrir en faisant les boutiques avec ma mère. Je ma maquille. Je me démaquille. Je protège ma peau de produits de beauté. Je ne mets pas de collants troués. Je porte des bagues. J'aime les barettes. Je suis égocentrique.

Mais qu'est-ce qui m'arrive ?

:D

Posté par Pincettes à 23:15 - E.x.i.t. - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un jour

Un jour je te demanderai pardon. Je n'aurai plus honte en regardant tes yeux. Je ne rougirai pas de voir simplement ton poignet prendre une tasse de café. J'aime.

Un jour aussi, j'essaierai d'être cohérente.

Puis aussi, je crois que j'essaierai d'arrêter de péter les plombs en criant. J'arrêterai peut-être par la même occasion d'être si passive. Pas de la paresse. Non. Pas de la paresse. Juste l'envie de rien.

Un jour, je ne mentirai plus.

Un autre jour, j'arrêterai de régresser.

Un jour, je ne serai plus moi.

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20 juillet 2007

Ceci et cela

Il est donc maintenant question de faire sa place ici.
De ne pas trop s'ennuyer.
De bosser.
De partir en vacances.
D'acheter des cadeaux à mes copines sans le sous.
De perdre quelques grammes pour être vraiment jolie dans ma robe de crâneuse.
De m'imprégner de l'air pur (hum).
De gagner toutes les batailles contre mon chat pour s'asseoir sur le fauteuil.
De me couper les cheveux.
D'essayer de nouvelles lunettes de vues.
De m'occuper de mes pieds.
De penser de longues heures agréables dans les trains.
De rire.
De me coucher à 3h du mat' avec mon frère.
D'effrayer des p'tits enfants avec des monstres et de leur piquer des petites voitures et des chaussettes sales.
D'arrêter de jouer à Bloxorz.

Et sinon là dans l'immédiat, ne pas vomir sous l'odeur des croquettes, préparer mon sac pour la maison bleue, ne pas finir mes dragibus (ô tentation !), écouter Gotan Project, regarder d'un air sceptique mon poster de Manu Chao, regarder avec adoration mon poster de Bowie, m'enrouler le cou du keffieh de mon frère, et hum, penser à vider le lave-vaisselle quand il sera fini.

Dites donc j'ai une vie superficielle.

Salle_de_bains

Qu'est-ce que j'aime ça !

Posté par Pincettes à 15:28 - E.x.i.t. - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 juillet 2007

La putain

Alors voilà.
Je viens de regarder un film.
Pas envie de dormir.
Pas spécialement un film coup de poing, mais tout de même, ça me tortille les entrailles.
Trop émotive cette gamine.
Pas envie de dormir. Et demain ? Demain je n'aurai pas envie d'aller dans cette bibliothèque de merde mais fraudra quand même se lever à 7h30, se laver, ouvrir les yeux, se maquiller, remettre droit ce piercing, donner un coup de brosse à l'envers, mettre du parfum, avaler un thé, se brûler la langue, manger des madeleines, avoir envie de vomir, mettre les godasses, prendre le sac, partir prendre le bus après avoir fermé la porte. Rien d'autre que ça. Faudra être opérationnelle. Jouer à la bonne petite fille.
Je ne suis pas faite pour ça.
Pour me contraindre aux horaires, aux ordres.
Pas de la faignéantise, NON ! JE TE CRIE NON, TU M'ENTENDS ? OUI MAIS TU COMPRENDS PAS.
Alors je te vomis, toi et ton incompréhension. T'es tellement heureuse comme ça toi. MAIS PAS MOI. JE NE SERAI PAS FAITE COMME TOI.

Et puis quoi ?

Au final. Si, je serai comme toi. Parce que j'aurai pas les couilles de me casser.

Je suis faible et minable et je vous emmerde.

Alors oui, j'ai vu ce film. Ce film adapté de ce livre. Pas mal. C'est bien foutu, même si trop clinquant et trop pailleté et un peu trop sex, drug and rock'n'roll. Et je ne ressemble pas à ça non plus.
Je ne ressemble à rien avec mon envie de dire sans les mots. Lisez-moi dans les yeux. Voyez la lassitude. 23 ans et rien à foutre ici. Parce que. Comme ça. Encore. Et puis tu vois. Juste un peu, là, t'en as au coin des lèvres. Et puis peut-être aussi un peu plein le cul.
Mais je m'égare, je divague, ça y est les mots sortent. Est-ce ça le moment ? Comment dire hein ?

Allez, je vous fais plaisir, quelques lignes de n'importe quoi que je pourrai mettre dans une putain de catégorie "TORRENT", parce que les mots coulent. Alors lisez les, ils sont mes putains. Ne respirez pas.

Vas-y crache le, tu t'élances, la perche. Petite conne. Encore toi tu vois il n'y avait rien d'autre que toi ces jours-ci vois-tu non ne vois rien n'ouvre pas les yeux tu pourrais t'en morfondre tu pourrais t'écrabouiller belle mouche en or. Tu crains la peur de craindre la peur. Tu es ignorante et si tu t'asperges un peu peut-être qu'il y a encore cette odeur d'incohérence sur les paupières oeillades boursouflées au vinaigre.

STOP.

Je m'arrête là.

Ce film.

En délicatesse. Il dit.

Qu'il n'y a plus de princesse, de fée. Tu ne t'habilles plus de robe rose bonbon avec une baguette pailletée argent au bout étoilé et ton sourire de belle petite fille, l'innocence dans ton sourire tes cheveux le mouvement de ton poignet.
Non.
Maintenant. Tu rêves d'être star. Ou pire ! D'être la femme d'une star. Te faire troncher le cul par le prochain. Celui qui te dira "je t'aime" et que t'auras envie de croire parce qu'il est le Prince dans la voiture décapotable.
Et mon dieu que c'est cliché !
Mais il faut vous dire, oui, vous dire, que vos petites filles, vos petits garçons, ils veulent tous être connus mais surtout reconnus. Ils sucent dans des bagnoles. Et ce n'est pas seulement dans les clips de r'n'b américain douteux. Non, c'est aussi dans ceux de nos chers amis les rockstars.
Vous êtes tous les idems.
Vous rêvez tous de ça.
D'avoir une vie meilleure.
De jouer un rôle.

Mon rôle je le joue.
Je suis une nana de 23 ans qui ne veut pas ce qu'on lui offre. Je fais partie de cette populace à qui on refourgue de l'underground pour faire classe, des lunettes noires, des converses, un sourire inexistant, des yeux vides, de la musique qui crie le mal être, des guitares.
Je rentre dans cette case.
Tout le monde rentre dans une case.
Et si tu te dis, toi l'idiot, que tu ne rentres dans aucune case, tu iras quand même dans celle réservée à ceux qui se croient au-dessus de la moyenne, la case des sans case !

Vous êtes toutes des putes.
Voilà, elle est là, la réalité contemporaine. Jeunesse ou pas.

Je suis née à 17 ans, j'ai découvert le monde, j'ai ouvert les yeux de ma chambre rose saumon parfaite, j'ai enlevé les oeillères dont on m'avait recouverte.
Et maintenant.
J'aimerai y retourner.

Tu ressembles à ce que tu ne veux pas être.

Il serait temps de te coucher, sinon, demain, tu n'auras pas envie de te lever... Mais tu sais quand même que demain, tu tireras la tronche, tu traîneras les pieds, tu rentreras dans le moule. Et c'est pas comme si on t'y forçait, ou alors si peu.

Tu ne contrôles rien en fait.

Le tu n'est pas mon je.
Mais mon je est votre tu.

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04 juillet 2007

Normalité

Il s'est passé un phénomène étrange. Il y a à peine deux minutes.
Décor et alentours : morosité des dalles rosées avec deux brins d'herbe. Cour de la cafétaria. Collègues rasoirs qui montrent leur bide parce qu'ils ont trop bu le week-end dernier et en sont tombés de leur lit.
Moi : dernières pages de 99F (soit dit en passant, pas mal mais ça se répète, rien de bien neuf non plus dans la dérision humaine, penser à le faire lire à Anabelle parce que ça m'a fait penser à Partouz), thé agrumes dans gobelet blanc couleur sanguine goût indéfinissable.
Phénomène : il s'est mis à pleuvoir. Sauf sur moi. Je suis restée la seule dehors à lire, sous mes lunettes de soleil, écraser ma cigarette. Je vous jure, il ne pleuvait pas sur moi !
Explication : j'étais assise sous un arbre.

Oui bon.

Ma collègue me parle. Ou alors elle parle seule. Je n'arrive pas à savoir.

J'ai rendez-vous avec mon tuteur. Je n'ai rien à lui dire.
Dans moins de deux semaines, c'est fini.
Retour case départ. Allons chez maman et papa.

Je suce. Je mordille. Mes bouts de touillette trempée dans un chocolat chaud refroidi. Dégueulasse.
Le temps passe.
Rien au cinéma.
Je n'ai pas de tune pour m'acheter un jean.
Je me fous de tout.
En particulier de vous.
J'ai un nouveau jeu. Passer mon temps à vous détruire. Ca marche pas mal, j'avoue. Je suis asser fière de moi. Mais on s'en lasse vite. Trop vite. Que faire ?
Vouloir dormir. Le meilleur passe-temps.

Ma proprio a enfin lavé la salle de bains.
Rien ne m'intéresse. Même pas ma propre personne.
Je fais semblant.
Je n'ai même plus envie d'écouter de musique. Ou alors que du Souchon.

Les gens parlent du temps. Sans cesse. Ils ne trouvent rien d'autre à se dire.
Affligeant.

J'ai bloqué toutes conversations avec mon père et je trouve encore le moyen d'en culpabiliser.

Passer à autre chose.
N E X T

Posté par Pincettes à 13:44 - N.e.x.t. - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Edit

Parce que les villes, mes villes, ont toujours compté pour moi.

Leurs physiques. Des balades. Des cinémas. Des disquaires. Des cafés. Des théâtres. Des écoles. Des trajets de bus. Des trajets de tram. Des appartements. Des librairies. Des salles de concerts. Des tabacs. Des gares.
Puis leurs figurés. Des souvenirs. Bons ou mauvais. La nuit. Le jour. Des passants. Des commerçants. Des connaissances.

Parce qu'elles m'ont marquées, je veux en parler. Celles déjà parcourues. Orléans. Clermont-Ferrand. Grenoble. Rennes.
Celles à découvrir. Dans le futur plus ou moins proches.
Celle visitée en éclairs fugaces. Paris.

Parce qu'elles enferment mes démons, mes animaux.

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02 juillet 2007

Aujourd'hui, hier et demain

Et sinon, aujourd'hui, j'ai tué une fourmis
J'ai renversé du chocolat chaud sur mon gilet
Je ris en lisant Beigbeider à mes minutes de pause
J'ai envoyé une nouvelle lettre d'embauche
J'ai les cheveux qui sentent bon le raisin

Et sinon, hier, je me suis coupée la frange toute droite et c'est pas concluant
J'ai écrit une histoire bien trop romantique et dégoûlinante de sentiments mais avec de jolis mots
J'ai téléchargé Titanic
J'ai mangé trop de Dragibus
J'avais les cheveux qui sentaient bon le raisin

Et sinon, demain, il faut que je m'achète un nouveau jean (Zara), le mien a un trou
Je trouve que j'suis belle en converse, jean, tee-shirt, frange droite pas structurée, demain je m'habillerai pareil
Je regarderai Titanic
J'attendrai une réponse pour un job à la rentrée
Je sentirai bon des cheveux avec mon raisin

Posté par Pincettes à 16:34 - E.x.i.t. - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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