17 juillet 2008
Paris. Photos. Gay Pride








Merci à miss Dimitri pour la photo du "Grec" et du char d'Amnéstie Internationale
01 juillet 2008
Paris. A vos crimes et délices
Séjour photographique.
Trajectoires parisiennes. A l'aléa notoire de nos parcours esquissés pas à pas. Petits pas. Grandes allées. Il s'agit juste d'un vendredi solaire, vent sur le Pont des Arts à chantonner et perler des cils.
Rues innommables


Séjourner une heure langoureuse à Saint-Germain, le parc d'Appolinaire, un pingouin, Dior et Louis Vuitton. Exposition bouleversante et bibliothèque songeuse dans son bois blanc.
Crimes et Délices (exposition)




Les Jacasses, les Mots à la Bouche, une robe verte et blanche, des souvenirs plein la langue prête à se délier à les partager. Redécouvrir aussi.
Quatrième Arrondissement



A ces heures-là

30 juin 2008
Paris photos


14 mai 2008
Aurillac

Photo et retouches : Ezer
24 mars 2008
Paris photos


02 mars 2008
Clermont-Ferrand photos



23 février 2008
Grenoble. 1
Tu sors de chez toi, il fait froid, tu croises ton proprio dans sa camionette, il te dépose à l'arrêt Louis Maisonnat du tramway A direction Echirolles Denis Papin, cela t'a au moins évité le bus 51 mais tu trouves domage tout de même de ne pas l'avoir pris, tu n'auras pas croisé ce matin le sosie de Juliette Gréco. Tu débarques à l'arrêt de la gare, il fait toujours froid, et il y a bien plus de vent encore. Tu rejoins ton amie à la gare ou un peu plus tard, quelques mètres plus loin dans les locaux de ton école, tu te réchauffes aux salles surchauffées par les ordinateurs, tu n'aimes pas leur clarté blafarde qui t'use les rétines.
Vaille que vaille tu essaieras de tenir le coup aux inconnus de ta classe, affalée sur ta chaise à jouer machinalement avec ton portable. Minutes défilantes. Secondes traîtres. Heures blanches. Automate disposé à être faussement concentré sur feuilles blanches rafistolées à l'encre, quelques mots en travers, regard biaisé sur la feuille d'à côté : il n'y a pas plus de mots noircis que sur la tienne. Ton amie s'arrache du bout des ongles son vernis, plongée tête la première dans la dissimulation de sa lecture clandestine. Tu regrettes d'avoir oublié ton livre, alors tu prends ton mal en patience. Tu parlementes agréablement à la pause cigarette-toilette pour savoir si ce midi vous allez manger ou pas, si ce soir vous allez achetez un CD ou pas. Et bien, parfois, il se trouve que vous faîtes les deux. Quick ou bien brasserie habituelle. Le fameux truc rouge dont tu ne te souviens jamais du nom réel. Tu préfères l'appeler Le Truc Rouge. Mais même assise à cette table, à rire en diagonal, tes yeux n'arrivent pas à quitter l'horloge murale pour guetter la reprise des cours où tu vas te rendre à nouveau, les pieds enchaînés et l'esprit bouleversé de devoir te contraindre à cette formalité.
Mais la libération arrive toujours, après une légère rebellion (lies) où tu vas pouvoir aller t'épanouir un tant soit peu dans un parc, dans les rues grises et froides, comme toutes les rues de toutes les villes. Juste une bulle d'hiver suspendue dans le temps entre quatre emplacements de choix : fnac, o'cd, gibert, espace music. Parfois quelques détours dans des boutiques de décoration où tu t'amuses à imaginer un futur chez toi, ou alors tu accompagnes ton amie dans ses envies de fringues, mais vous n'y restez jamais très longtemps parce que le temps presse, bientôt 17h.
Et dans ce bar où vous vous rendez, vous aimez être à l'heure de l'ouverture, alors que pourtant, à chaque fois, vous essayez de ralentir le pas pour ne pas être les premières arrivées, mais il est bien rare pourtant que vous ne soyez pas les premières clientes de ce lieu devenu chambre à part de vos évasions sommaires. Le Mark XIII.
Mais un coca et un café suffisent à peine à faire oublier le temps et le train et le tram de retour.
Il fait nuit, il fait froid, tu rentres chez toi. Pas cadencés. Peut-être dans le bus 51 tu croiseras le sosie de Juliette Gréco et tu te retiendras de le suivre dans la rue.
15 janvier 2008
Dans chaque ville ~ Comme un prologue
Dans chaque ville, il y a des rituels que tu as instauré sans même te rendre compte.
Aller au cinéma le premier jour, le dernier jour.
Abandonner des personnes.
Marcher vite quand il fait nuit avec de la musique dans les oreilles.
Attendre que quelque chose t’arrive.
*
Grenoble est sans doute le meilleur souvenir cinématographique qui t’es arrivée. Entrer dans cette ville comme une renaissance et y goûter le cinéma avec Clean. Puis en sortir comme un passage oblige avec Boarding Gate. Et te rendre compte que malgré toi il s’agit du même réalisateur pour ces deux films. Le hasard fait bien les choses. Il t’a conduit sur des histoires de femmes paumées.
Peut-être est-ce le message que tu dois garder de Grenoble. Etre une femme – une fille – paumée tout en sachant pourtant où tu vas, sur une ligne tracée d’avance que tu regardes au loin mais qui se rapproche de plus en plus vite.
*
Orléans aura été l’abandon des autres. Sans aucun retour possible. Tu regardes par-dessus ton épaule, et tu n’y vois rien. Que des images floues dont tu ne te souviens à peine. Des collégiens, des lycéens. Des membres de ta famille. Et probablement un peu de ta chair écorchée le long des murs.
Parce qu’il te fallait des actions radicales pour te défaire de son emprise sur toi. Claquer des portes. Raccrocher au téléphone. Pleurer beaucoup. Regretter tes choix, puis t’en accommoder comme une finalité.
*
Rennes est le plus grand marathon que tu as accompli. Tu en as parcouru des rues, des allées, des boulevards. Manger au plus vite par peur d’oublier. Parce que tu savais que tu n’y resterais pas, il te fallait t’approprier cette ville en express, y laisser tes marques. Qu’elle te marque.
Alors pour cela tu as marché, tu as usé tes vieilles et tes nouvelles godasses. Tu t’es fait des cloques aux pieds. Mais ce n’était pas important. Il fallait que tu y courres, que tu avances tête baissée dans le tas pour tout avaler sans prendre le temps de laisser macérer.
*
Clermont-Ferrand est celle où tu attends. Tu y vas au cinéma, tu y marches la nuit longuement à vitesse modérée, tu n’y rencontres personne pour ne rien abandonner ensuite et la retrouver intacte dans tes souvenirs. Tu y attends la prochaine ville, comme sur un quai de gare, dans le froid tu y fumes et tu regardes où tu iras prochainement.
Elle te semble aussi inaccessible qu’abordable. Toujours plus grande ou plus petite, selon tes envies, ton attente qui finira par s’exaucer. Et tu y partiras sans un remord, et tu y repenseras en voulant l’oublier mais elle est en toi. Et tu penses que tu y reviendras encore et encore.
04 janvier 2008
Grenoble photos


17 octobre 2007
Clermont-Ferrand photos
ho