25 mai 2008
Dans la cuisine. 1
Notre héroïne (c'est à dire moi) a un nouvel objet de torture dans sa cuisine : le mixeur. Il sera notre objet secondaire, nominé dans la catégorie Meilleur second rôle culinaire.
Et c'est pas de la tarte !
Dans un premier temps, elle a essayé de faire un truc cool et pas compliqué. Tomates et herbes. C'était bon, c'était frais. Mais maintenant faut qu'elle pense à acheter des pailles et surtout !, surtout !, éviter de se faire plaisir à 1h00 du matin quand les voisins dorment parce que le mixeur, c'est pire que l'aspirateur ! (par pitié, ne jamais lui acheter un aspirateur, c'est le pire instrument de torture construit au monde).
Bon, jusque là, tout va bien.
Le lendemain, elle a essayé à nouveau. Après avoir nettoyé le fabuleux objet à forme phallique en évitant de se couper, elle mit dans le mixeur des carottes coupées en petits morceaux, une tomate qui restait et, !, du chèvre frais...
Bon alors c'était pas mauvais... Mais la couleur ressemblait franchement à du dégueuli de nourrisson qui a mangé un p'tit pot à la carotte... Sans parler de la texture...
(pour des soucis de convenance, la production vous prie de l'excuser d'avoir censuré l'auteur de quelques mots forts déplacés)
Enfin, une semaine après, l'héroïne se décida à fabriquer un milkshake. Le seul problème étant qu'elle ne sait pas comment on fait, à part qu'il faut mettre du lait dedans. Donc, elle a mis du lait dedans, et cherchant dans ses ingrédients de quoi y ajouter, elle se décida pour de la confiture de mûres. Elle s'est dit que niveau couleur ça serait déjà plus agréable à regarder... Mais alors là ! Y'a un souci. Elle a bien nettoyé comme il faut le mixeur, bien vissé les petites hélices au cul de l'objet phallique (le mot mixeur est définitivement très masculin), et elle a versé son lait. Et le temps de prendre son pot de confiture dans le frigidaire, et heureusement, !, avant de le verser dans le lait, elle remarqua un truc pas normal.
Le lait s'évadait. Faut imaginer son visage concentré pour trouver la faille et comprendre ce qu'il se passait. Mais le lait continuait son chemin sur le plan de travail et allait s'écouler sur le sol dans un souci de gravité. C'est là qu'elle s'éveilla enfin et qu'elle enleva le tout pour le poser dans l'évier et éponger la catastrophe.
Mais maintenant que le plan de travail était comme neuf, il fallait comprendre le problème pour le résoudre. Elle fit couler plusieurs fois de l'eau dans le mixeur et en conclut qu'il y avait bien une fuite. Mais à bien y réfléchir, elle ne comprend toujours pas comment ça se fait. Tentant le tout pour le tout, elle recommença l'action, disposant des sopalins autour de l'objet bizarre. Le lait s'écoulait toujours mais à plus petite dose. Elle en profita alors pour y ajouter la confiture.
Et ce fut délicieux, mousseux, frais. Bref parfait.
Mais dans un avenir elle évitera de remettre du lait dans son engin. Les objets phalliques, ça veut toujours se défaire d'un trop plein de...
(pour des soucis de convenance, la production vous prie de l'excuser d'avoir censuré l'auteur de quelques mots forts déplacés)
Fin de l'épisode, l'héroïne cherche maintenant ce qu'elle va bien pouvoir faire avec son mixeur comme nouvelles recettes improbables.
Parce que au final, c'est assez drôle.
Peut-être qu'au prochain épisode elle mélangera du poisson avec des courgettes. Broyés, vous croyez que ça peut se boire à la paille ?
13 avril 2008
A la laverie. 1
Comme souvent, notre héroïne (c'est à dire moi), se rend à la laverie du coin après s'être armée de courage pour sortir en ce jour dominical. Mais depuis un an (déjà), elle a pris l'habitude, mais pas le goût, de s'y rendre. L'an dernier il s'agissait de la laverie Jeanne D'Arc à Rennes, et allez savoir pourquoi, elle s'y rendait toujours un jour pluvieux, et ça l'agaçait prodigieusement de rentrer aussi mouillée que ses fringues devenues propres. Elle attendait toujours le dernier moment pour y aller, n'ayant plus le choix, l'armoire étant vide ou seulement pleine de draps de bains et quelques chaussettes qu'elle ne souhaite plus mettre. C'est pourquoi par pure flemme, elle préférait faire les boutiques, acheter un jean, un tee-shirt, histoire d'être sûre d'avoir encore de quoi se vêtir une journée et demie.
Depuis son installation à Clermont-Ferrand, elle a décidé d'abandonner cette connerie du dernier timing et de se prendre par la main pour se rendre 500 mètres plus loin et laver ses vêtements.
Alors, aujourd'hui, après un tri minutieux, assise au milieu de son appart', toutes fringues éparses à ses alentours, elle choisissait de mettre de côté serviettes blanches et taie d'oreiller claire, ainsi que gros pulls noirs, pour laver le reste. Expliquons-nous, les gros pulls attendent d'être lavés depuis au moins un mois, si ce n'est pas plus. Après tout, elle n'est pas prête de remettre sur son dos ses pulls à col roulé vu le temps qu'il fait. Donc ce n'est pas sa faute, c'est la faute du temps !
Enfin bref, la voilà partie, mp3 branché sur les cactus de Dutronc, elle ajuste son image face aux miroirs qui jonchent l'allée qu'elle prend, et elle pense qu'il faudrait qu'elle achète un miroir en pieds, elle vérifie qu'elle a pris son bouquin du moment, 4 euros dans la poche. Tout va bien.
Deux bonjours disséminés par bonté aux deux personnes déjà présentes dans la laverie. Elle remplit sa machine, elle met ses sous, elle s'installe assise sur la grande table, les chaises étant déjà remplies, puis elle se plonge dans sa lecture. Et là, tout d'un coup, quelqu'un rentre pour connaître le prix de la lessive en vente sur place.
Et là. Il faut réellement imaginer l'arrêt sur image. Notre héroïne se mord la lèvre, regarde son bac qui tourne vite, elle se pince la langue de ses dents pour ne pas rire tandis qu'elle songe "merde la lessive !".
On peut la féliciter de ne pas s'être ridiculiser dans un fou rire spectaculaire. Ca s'appelle de la maîtrise de soi ! Enfin, toujours est-il qu'elle a, en effet, oublié de prendre sous son évier avant de partir, les sachets de lessive...
Elle se demande maintenant si c'est de la poisse, si c'est dû à sa blondeur, ou juste de la connerie. Parce qu'il faut vous dire, qu'elle n'y a pas pensé un seul instant à prendre la lessive.
Fin de l'épisode, désabusée, l'héroïne range toutefois son linge sur son étendard vert pomme et se jure qu'elle ne recommencera plus une bourde pareille...
~ Oreille ~ Bad Girl ~ Ana M.
10 mars 2008
A la télé ce soir
Tout le monde sait que j'ai un égo et un sur-moi excessivement sur-développés. Donc, lorsque je m'ennuie, que fais-je ? Je relis mon blog et mes anciens blogs... Chacun ses occupations, mais c'est surtout que j'en avais marre de mater le plafond.
Donc j'ai jeté un coup d'oeil pas très discret à mon blog précédent que j'avais été obligée d'arrêter parce que je suis une nouille qui avait fait une connerie dans la mise en page. Bref.
Donc en relisant ce blog là, je me suis aperçue que j'avais écrit un truc cool et léger, un truc digne de la sitcom marseillaise que les français comparent à Desperate Housewifes. Je ne dirai rien là-dessus, je n'ai pas envie de rentrer en débat avec moi-même. Et ce truc cool, je vais le reprendre, c'était un concept qui m'avait bien fait marrer. Je racontais ma vie façon héroïne de sitcoms (justement !), et puis ça me permettra d'être sûrement un peu moins solennelle.
Bref. Voilà, la nouvelle catégorie s'appelle donc ZAPPING, parce que je garantis pas que ce que je vais y raconter sera hyper intéressant... Enfin, pour le moment, vous n'êtes pas obligé d'allumer la télé...