N E X T E X I T

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03 décembre 2009

Dans la rue. 2

Notre héroïne (c'est à dire moi) n'a jamais été une fille très très organisée. Si bien qu'elle fait parfois des listes de choses qu'elle doit faire, mais elle finit toujours pas perdre la liste. De la même façon qu'elle écrit aussi dans son agenda ce qu'elle a à faire, mais elle oublie de tourner les pages de l'agenda.
Aujourd'hui a été une très grande preuve d'organisation !

A 13h00, elle sort avec en tête de passer à la Poste envoyer enfin son dossier d'inscription au concours et de récupérer des places de concert acheter par internet. Jusqu'ici, tout va bien.

En bas des escaliers, elle ouvre sa boîte aux lettres. Courrier de Pôle Emploi qui lui rappelle qu'elle doit envoyer son bulletin de salaire du mois d'octobre sous peine de se faire rayer des listes et qu'on lui récupère l'argent qu'on lui a donné et qu'elle a déjà dépensé. Bon, là, ce n'est pas sa faute, elle n'a toujours pas reçu son bulletin de paie. Mais arrivée en bas des escaliers, aucune envie de remonter chercher le numéro de téléphone de Pôle Emploi, donc elle appelle Maman-Roue-de-Secours. Et ensuite elle compose le 3949. Pas de bol, les services sont fermés tous les jeudis...

Pas grave, d'un pas conquérant elle va à la Poste. Décidée à faire sa photocopie de carte d'identité et à acheter des timbres. Photocopieuse en panne... Et à la Poste ils vendent pas de timbres par 5, t'es obligé d'en acheter 12 d'un coup. L'arnaque ! Mais soit. La voilà repartie par chez elle où juste en bas il y a un copie-express. Vous vous dites, pourquoi n'y a-t-elle pas pensé plus tôt ? Elle se le demande aussi.
Photocopies en main, elle retourne à la Poste. Comme elle n'est pas très douée, elle sait pas faire marcher la machine à affranchissement et personne ne lui dit combien de timbres elle doit coller sur son enveloppe. Après tout elle en avait 7 de trop !
Enfin, le courrier est tout de même parti...

Après, elle se rend donc à la FNAC. Après 20 minutes de queue, elle récapitule mentalement ce qu'elle doit récupérer : 6 places de concerts, 2 Wax Tailor et 4 Indochine (c'est Noël bientôt et c'est pratique d'offrir ça à ses copines).
Et là c'est la catastrophe.
La gentille dame lui en donne que 5. Dans en premier temps, elle pense qu'elle a déjà récupéré la place manquante mais qu'elle s'en souvient pas. Toujours ce problème organisationnel. Mais nan, la place est bien là, en train d'attendre sagement à la FNAC qu'on vienne la prendre.

Le problème est tout autre. En novembre, elle change de carte bleue. Et comme elle se souvient jamais bien de ce qu'elle fait ou pas, elle a découpé en petits bouts son ancienne carte bleue avec laquelle elle avait payé sa place de concert en attente qui finira probablement aux objets trouvés. Elle s'était pourtant bien amusée à la découper cette carte, ça l'avait occupée un quart d'heure !
Alors la revoilà repartie à la Poste (pour la troisième fois de la journée pour ceux qui ne suivent pas, le tout en 3/4 d'heures). Mais bon, pleine de jugeote à ce moment, assise sur un siège bleu très moche, elle rappela Maman-Roue-de-Secours qui lui conseilla plutôt d'appeler les CCP. Soit.

Sur le chemin du retour elle passe quand même récupérer son bulletin de salaire à l'université, on n'est jamais trop prudent de prendre de l'avance.

Arrivée chez elle, elle appelle donc les CCP. On lui dit qu'il faut écrire. Avec les enveloppes T qu'on a dû lui envoyer. Elle s'en souvient très bien de ces fameuses enveloppes.
Elle s'était en effet dit qu'elle voyait pas à quoi ça pourrait bien lui servir et que de toute façon elle savait pas où les ranger, et que même si elle les rangeait, elle se souviendrait pas où elle les aurait mises au moment de les chercher. Si bien qu'elle avait tout jeté...

Y'en a, ça les angoisse ce manque d'organisation. Elle, ça la fait rire. Et c'est tant mieux !

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05 avril 2009

Dans la rue. 1

Notre héroïne (c'est à dire moi), après trois jours d'absence totale d'air asphixié de la rue, de pose alanguie dans son lit à se prendre la température, de pleurs tout aussi insipides ; a décidé en ce dimanche de sortir le bout de son nez, autre que pour aller chez son frangin manger des pâtes à la carbo préparée par sa chérie de poche. Alors qu'a-t-elle fait ?

On s'en doute, elle a été au cinéma. Un dimanche en solitaire, il n'y a pas grand chose d'autre à faire et c'était bien mieux que d'aller au parc en bas de chez elle pour bouquiner, parce que cela, elle peut le faire chez elle les fenêtres grandes ouvertes sans avoir à sortir et s'habiller même.

Elle a tout d'abord fait une escale à Quick, pour y lire (sic), en attendant l'heure de la projection aux Ambiances. Elle a bien ri lorsque la serveuse lui a rendu son ticket resto. Elle n'a d'abord pas su comment réagir tant c'était absurde de lui rendre avec le ticket de caisse son paiement. Mais elle en a récolté un café gratis !

Ensuite, elle a grillé la moitié d'une cigarette le temps d'alligner trois pas pour changer de rue et s'engouffrer dans la salle obscure qui sent encore le neuf.
Elle y était seule et s'est crue chez elle. Les pieds sur le fauteuil de devant, le corps allongé sur plusieurs banquettes, le rire non contenu, les baillements, se gratter la plante de pieds après avoir enlevé ses godasses.
Un chat, un chat. Léger comme le début de printemps. J'ai les mains qui sentent la poubelle.

Lorsqu'elle est sortie de la séance, elle a préféré prendre les petites rues de la cathédrale plutôt que de se taper la place de Jaude où les enfants feraient rire leurs parents en s'éclaboussant dans les gerbes des fontaines.
Arrivée sur la place de la Victoire, elle avait les yeux froncés par le soleil, une main dans une poche, l'autre sur une cigarette, les écouteurs qui crachaient I'm a Man et elle marchait d'un pas courageux parmis les skateurs.

Elle fut arrêtée par un homme qu'elle avait remarqué venir à elle et sur lequel ses yeux de myope fixaient son tee-shirt des Ramones. La quarantaine, voire plus, la tempe grisonnante, le blouson de cuir défraîchi, le jean noir moulant, les docs aux pieds, le visage joliment frippé par l'alcool sans doute, les mains abîmées, on aurait dit des brûlures de cigarette.

Et un dialogue irréel mais vivifiant. Petit cours sur les Davidoff, parce qu'effectivement il lui demandait une cigarette, un bon point de gagné parce qu'elle affichait sur sa veste de jean's un badge de Gainsbourg, puis une interrogation sur l'autre qui ornait sa poche droite. Ghinzu. Et lui enchaînait sur les Ramones et Motorhead, elle n'a pas compris le rapport entre les deux. Puis Spliff, il habite en face. Il lui demande un euro, ce qu'elle n'a pas sur elle, parce que, dit-elle, je viens d'aller au cinéma. Alors les voilà partis tous deux à donner leurs avis sur la vie de Mastroianni et Deneuve, ce qui en a résulté, somme toute, une bien belle Chiara.

Bref, c'était drôlement rafraîchissant pour elle de se faire accoster de la sorte par un type venant tout droit d'une autre époque, d'une autre vie, comme une espèce de réalité parallèle qu'elle a tendance parfois à oublier à cotoyer des connasses à son taf.

Elle est repartie chez elle avec l'idée en tête de se boire une citronnade, d'écouter BRMC à fond, toujours pour le moment à scander son pas sur I'm a Man. Et elle pense soudainement qu'une seule et même chanson peut avoir différents effets sur une seule et même personne.

Après la fureur, la félicité de l'instant de vie.

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03 avril 2009

Chez soi. 1

Notre héroïne (c'est à dire moi) après avoir consulté deux médecins, s'est dit qu'il était préférable de rester chez soi quand on était malade, les jambes en coton qui se traînent tels deux boulets derrière son buste, et les ganglions de la gorge en feu. Soit. Alors que fait-elle ?

Elle se réveille le matin, regarde un film, se recouche, se relève, tourne trois pages d'un livre, prend un efferalgan, une douche, baille devant les toits de sa ville, referme les rideaux, met le chauffage à fond, le baisse parce qu'elle a trop chaud, se recouche, regarde un film, écoute du jazz, a envie de purée mais la flemme de la faire, a envie de fumer mais cela lui donne la nausée, elle joue avec sa bouche, elle reste en pyjama, se recouche. Et dort.

L'après-midi, des gens bienveillants la réveillent mais trop peu pour que cela ne l'inquiète et replonge dans ses rêves et le creux de ses deux oreillers moelleux, un sourire de douceur sur les lèvres d'être si bien dans ses draps chauds.

Elle vit dans un petit cocon auquel le temps n'a aucune prise.

Son frère l'éveille trois fois. Et comme souvent cela lui arrive, quand il est mécontent qu'elle ne réponde pas, étant donné qu'il habite à une porte d'intervalle de la sienne, parfois il se déplace, bougon, en chausson jusqu'à sa porte pour la sonner à l'interphone. Ce qui finit inévitablement par la dresser dans son lit avec un air de tueuse.

Et furieuse, elle décroche l'interphone et hurle dedans "putain, j'vais te tuer !"

Sauf qu'hier, ce n'était pas son frère qu'elle a invectivé de la sorte.

"Mademoiselle C***** ?"
"Euh oui ?"
"L'inspecteur des impôts, je viens vérifier que vous n'avez pas de télévision chez vous."
"Euh oui, oui, je vous ouvre..."

Alors là, faut vous imaginer qu'en un temps record, elle a fermé ses rideaux séparant son lit en bataille du reste de la pièce, qu'elle a troqué son bas de pyjama contre un jean qui traînait sur une chaise, qu'elle a manqué tomber deux fois, qu'elle a enfilé vite fait bien fait un gilet, enfin, croyait-elle que c'était un gilet. Il s'agissait en fait de son manteau. Tant pis, plus le temps de changer ! Elle ouvrit la porte, écouta les bruits dans l'escalier, souffla une seconde et s'attacha les cheveux pour faire disparaître cette chevelure désordonnée par le sommeil. Le tout en riant de la situation.

Puis elle ouvrit enfin sa porte en grand devant l'homme qui se présentait à elle.
Il était aussi essouflé qu'elle. Elle pinça du nez en espérant que cela ne se remarque point trop. Car il faut vous dire, chers téléspectateurs, qu'il puait la vinasse à plein nez, et ne l'oublions pas, notre héroïne était sujette aux nausées depuis deux jours (d'ailleurs, tout le monde la croyait enceinte, mais elle avait juste une gastro). Sur ces entrefaits, elle fait entrer le bonhomme à son domicile et il referma la porte du couloir en disant "faut fermer votre porte tout de même" à quoi elle répondit, logique et sans complexe "il s'agit de la porte de l'escalier de palier en réalité".

"Ah, ah bon ?"
"Oui, oui."
"Bon, je me présente, Monsieur Machin, inspecteur des impôts. - il sort sa carte pour plus d'équivoque - Je suis ici pour vous faire un procès verbal, étant donné que vous avez déclaré n'avoir pas de téléviseur en votre possession. Vous habitez haut, je suis essouflé !"

Elle acquiesce. Elle se fait parfois l'effet d'être une princesse en haut de sa tour que personne ne visite sous prétexte qu'elle n'a ni ascenseur, ni longues tresses à défiler à sa fenêtre pour faire entrer un éventuel Prince Charmeur.

Bref, Monsieur Machin lui fait son procès verbal et n'a absolument pas cherché à savoir si elle dissimulait une quelconque télévision, par contre il ne s'est pas privé, lui, ses joues rouges et son haleine infecte, de lui faire remarquer que c'était tout de même fort dommage de ne pas s'instruire. Elle préféra se taire plutôt que de l'entarter, de toute façon elle n'avait aucune force à déployer, ses muscles étant mort pour ce jour-ci. Il lui demanda tout de même si les livres qu'elle avait, elle les avait tous lus. Elle se fit tout de même ce plaisir de répondre "non, c'est juste pour le décorum."

Au revoir à jamais.

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19 octobre 2008

Au programme

Je vais revivre dans des salles obscures. Elles ne sentiront plus la cigarette. Mais peut-être un peu la sueur. Peut-être qu'on me marchera sur les pieds. Peut-être que je me cognerai à des épaules inconnues. Mais il est certain que j'aurai un sourire, voir même un rire.


Découvrez Jane Birkin!


Alex Beaupain - videoclip - I want to go home
envoyé par naiverecords

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15 octobre 2008

Et sinon...

Il faut écouter Monsieur X, ici.

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25 mai 2008

Dans la cuisine. 1

Notre héroïne (c'est à dire moi) a un nouvel objet de torture dans sa cuisine : le mixeur. Il sera notre objet secondaire, nominé dans la catégorie Meilleur second rôle culinaire.
Et c'est pas de la tarte !

Dans un premier temps, elle a essayé de faire un truc cool et pas compliqué. Tomates et herbes. C'était bon, c'était frais. Mais maintenant faut qu'elle pense à acheter des pailles et surtout !, surtout !, éviter de se faire plaisir à 1h00 du matin quand les voisins dorment parce que le mixeur, c'est pire que l'aspirateur ! (par pitié, ne jamais lui acheter un aspirateur, c'est le pire instrument de torture construit au monde).

Bon, jusque là, tout va bien.
Le lendemain, elle a essayé à nouveau. Après avoir nettoyé le fabuleux objet à forme phallique en évitant de se couper, elle mit dans le mixeur des carottes coupées en petits morceaux, une tomate qui restait et, !, du chèvre frais...
Bon alors c'était pas mauvais... Mais la couleur ressemblait franchement à du dégueuli de nourrisson qui a mangé un p'tit pot à la carotte... Sans parler de la texture...

(pour des soucis de convenance, la production vous prie de l'excuser d'avoir censuré l'auteur de quelques mots forts déplacés)

Enfin, une semaine après, l'héroïne se décida à fabriquer un milkshake. Le seul problème étant qu'elle ne sait pas comment on fait, à part qu'il faut mettre du lait dedans. Donc, elle a mis du lait dedans, et cherchant dans ses ingrédients de quoi y ajouter, elle se décida pour de la confiture de mûres. Elle s'est dit que niveau couleur ça serait déjà plus agréable à regarder... Mais alors là ! Y'a un souci. Elle a bien nettoyé comme il faut le mixeur, bien vissé les petites hélices au cul de l'objet phallique (le mot mixeur est définitivement très masculin), et elle a versé son lait. Et le temps de prendre son pot de confiture dans le frigidaire, et heureusement, !, avant de le verser dans le lait, elle remarqua un truc pas normal.
Le lait s'évadait. Faut imaginer son visage concentré pour trouver la faille et comprendre ce qu'il se passait. Mais le lait continuait son chemin sur le plan de travail et allait s'écouler sur le sol dans un souci de gravité. C'est là qu'elle s'éveilla enfin et qu'elle enleva le tout pour le poser dans l'évier et éponger la catastrophe.
Mais maintenant que le plan de travail était comme neuf, il fallait comprendre le problème pour le résoudre. Elle fit couler plusieurs fois de l'eau dans le mixeur et en conclut qu'il y avait bien une fuite. Mais à bien y réfléchir, elle ne comprend toujours pas comment ça se fait. Tentant le tout pour le tout, elle recommença l'action, disposant des sopalins autour de l'objet bizarre. Le lait s'écoulait toujours mais à plus petite dose. Elle en profita alors pour y ajouter la confiture.
Et ce fut délicieux, mousseux, frais. Bref parfait.

Mais dans un avenir elle évitera de remettre du lait dans son engin. Les objets phalliques, ça veut toujours se défaire d'un trop plein de...

(pour des soucis de convenance, la production vous prie de l'excuser d'avoir censuré l'auteur de quelques mots forts déplacés)

Fin de l'épisode, l'héroïne cherche maintenant ce qu'elle va bien pouvoir faire avec son mixeur comme nouvelles recettes improbables.
Parce que au final, c'est assez drôle.
Peut-être qu'au prochain épisode elle mélangera du poisson avec des courgettes. Broyés, vous croyez que ça peut se boire à la paille ?

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13 avril 2008

A la laverie. 1

Comme souvent, notre héroïne (c'est à dire moi), se rend à la laverie du coin après s'être armée de courage pour sortir en ce jour dominical. Mais depuis un an (déjà), elle a pris l'habitude, mais pas le goût, de s'y rendre. L'an dernier il s'agissait de la laverie Jeanne D'Arc à Rennes, et allez savoir pourquoi, elle s'y rendait toujours un jour pluvieux, et ça l'agaçait prodigieusement de rentrer aussi mouillée que ses fringues devenues propres. Elle attendait toujours le dernier moment pour y aller, n'ayant plus le choix, l'armoire étant vide ou seulement pleine de draps de bains et quelques chaussettes qu'elle ne souhaite plus mettre. C'est pourquoi par pure flemme, elle préférait faire les boutiques, acheter un jean, un tee-shirt, histoire d'être sûre d'avoir encore de quoi se vêtir une journée et demie.
Depuis son installation à Clermont-Ferrand, elle a décidé d'abandonner cette connerie du dernier timing et de se prendre par la main pour se rendre 500 mètres plus loin et laver ses vêtements.

Alors, aujourd'hui, après un tri minutieux, assise au milieu de son appart', toutes fringues éparses à ses alentours, elle choisissait de mettre de côté serviettes blanches et taie d'oreiller claire, ainsi que gros pulls noirs, pour laver le reste. Expliquons-nous, les gros pulls attendent d'être lavés depuis au moins un mois, si ce n'est pas plus. Après tout, elle n'est pas prête de remettre sur son dos ses pulls à col roulé vu le temps qu'il fait. Donc ce n'est pas sa faute, c'est la faute du temps !
Enfin bref, la voilà partie, mp3 branché sur les cactus de Dutronc, elle ajuste son image face aux miroirs qui jonchent l'allée qu'elle prend, et elle pense qu'il faudrait qu'elle achète un miroir en pieds, elle vérifie qu'elle a pris son bouquin du moment, 4 euros dans la poche. Tout va bien.
Deux bonjours disséminés par bonté aux deux personnes déjà présentes dans la laverie. Elle remplit sa machine, elle met ses sous, elle s'installe assise sur la grande table, les chaises étant déjà remplies, puis elle se plonge dans sa lecture. Et là, tout d'un coup, quelqu'un rentre pour connaître le prix de la lessive en vente sur place.

Et là. Il faut réellement imaginer l'arrêt sur image. Notre héroïne se mord la lèvre, regarde son bac qui tourne vite, elle se pince la langue de ses dents pour ne pas rire tandis qu'elle songe "merde la lessive !".
On peut la féliciter de ne pas s'être ridiculiser dans un fou rire spectaculaire. Ca s'appelle de la maîtrise de soi ! Enfin, toujours est-il qu'elle a, en effet, oublié de prendre sous son évier avant de partir, les sachets de lessive...

Elle se demande maintenant si c'est de la poisse, si c'est dû à sa blondeur, ou juste de la connerie. Parce qu'il faut vous dire, qu'elle n'y a pas pensé un seul instant à prendre la lessive.

Fin de l'épisode, désabusée, l'héroïne range toutefois son linge sur son étendard vert pomme et se jure qu'elle ne recommencera plus une bourde pareille...

~ Oreille ~ Bad Girl ~ Ana M.

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10 mars 2008

A la télé ce soir

Tout le monde sait que j'ai un égo et un sur-moi excessivement sur-développés. Donc, lorsque je m'ennuie, que fais-je ? Je relis mon blog et mes anciens blogs... Chacun ses occupations, mais c'est surtout que j'en avais marre de mater le plafond.
Donc j'ai jeté un coup d'oeil pas très discret à mon blog précédent que j'avais été obligée d'arrêter parce que je suis une nouille qui avait fait une connerie dans la mise en page. Bref.
Donc en relisant ce blog là, je me suis aperçue que j'avais écrit un truc cool et léger, un truc digne de la sitcom marseillaise que les français comparent à Desperate Housewifes. Je ne dirai rien là-dessus, je n'ai pas envie de rentrer en débat avec moi-même. Et ce truc cool, je vais le reprendre, c'était un concept qui m'avait bien fait marrer. Je racontais ma vie façon héroïne de sitcoms (justement !), et puis ça me permettra d'être sûrement un peu moins solennelle.

Bref. Voilà, la nouvelle catégorie s'appelle donc ZAPPING, parce que je garantis pas que ce que je vais y raconter sera hyper intéressant... Enfin, pour le moment, vous n'êtes pas obligé d'allumer la télé...

Posté par Pincettes à 17:20 - Zapping - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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